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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 21:08

DSC08198.JPG P1000679

 

Creusage de puits de surface busé à gauche et forage de puits de type artésien à droite

 

Puits avec buses ou puits artésien ? Quel choisir ?

 

Voilà une question que l'on doit se poser lorsqu'on décide d'atteindre l'eau dans le sous-sol.

L'eau est-elle profonde ? En quelle quantité ? Quelle est la nature du sol ? Roche ? Argile ? Calcaire ? Sable ? est-ce que le terrain est accessible ? Comment évacuer la terre ? Quel est mon besoin en eau ? Quel est mon budget ?

 

Ce sont les réponses à ces questions qui détermineront le type de puits que vous devez faire effectuer.

 

C'est le sourcier qui vous aiguillera le mieux en vous décrivant ses ressentis.

Pour autant, je le rappelle, la sourcellerie n'est pas une science exacte et les conseils du sourcier doivent être pris comme une aide à la décision. Certes son expérience vous sera d'une grande aide, mais il faut garder à l'esprit que c'est votre projet et que les décisions vous incombent au final.

 

Voyons tout d'abord les différences techniques entre ces deux type de puits :

 

Puits artésien :

 

Il faut déjà rappeller qu'il est erroné de parler de puits artésien lorsque l'eau ne jaillit pas d'elle-même hors du trou. En effet, un puits artésien est un puits où l'eau est sous pression en sous-sol où elle remonte le long du forage pour sortir sous pression, il n'y a donc pas besoin de pompe. Cette pression est due à la différence de niveau qu'il y a entre l'eau en amont (montagne, relief) et l'emplacement du forage.

Par contre l'appellation puits de type artésien est donnée aux forages réalisés de la même manière que l'exemple du véritable puits artésien, même si l'eau doit être extraite avec une pompe immergée.


Cela consiste à effectuer un forage d'un diamètre généralement de 150 mm à l'aide d'une tarière où d'une tête foreuse avec pression d'air pour évacuer les gravats. Dans ce forage un tube PVC d'un diamètre de 125 mm percé au niveau de la présence d'eau sera introduit au final. Les pompes immergées faisant un diamètre de 120 mm sont adaptées à ce type de forage.

Pour toute autre information technique voici un professionnel du forage http://www.grandsudforage.fr/ que je recommande puisqu'il m'a souvent répondu très aimablement, demandez le directeur technique M. Senouci Ludovic (06.82.66.23.62) 

 

Puits busé :

 

C'est ce qu'on appelle un puits classique ou un puits de surface. Réalisé souvent avec une tarière d'un diamètre d'un mètre, des buses d'un diamètre de 800 mm percées sont empilées les unes sur les autres et un double couvercle est posé.

Il peut aussi être effectué avec une pelle mécanique avec des buses plus larges, mais la pelle mécanique ne pourra rarement descendre en-dessous de 6 mètres de profondeur.

Si vous avez des questions n'hésitez pas à contacter ce professionnel des puits busés, demandez Philippe (06.07.90.87.70) que je connais bien et qui est très disponible pour ce genre de renseignements :

PONS TP - www.ponstp.com - contact@ponstp.com
 

 

 

Reprenons toutes les questions à se poser une à une et dans l'ordre :

 

L'eau est-elle profonde ?

 

Dèjà il faut savoir s'il y a de l'eau en sous-sol et surtout à quelle profondeur.

Les puits busés descendent généralement de nos jours jusqu'à 30 mètres.

Les puits de types artésiens peuvent aller à des profondeurs très importantes, généralement les foreurs sont équipés pour aller aux alentours de 70 mètres.

 

Quantité d'eau disponible ?

 

Quel est le potentiel d'alimentation du futur puits ou forage ? Il faut déterminer la quantité d'eau disponible et à quelle vitesse elle se régénère. C'est le deuxième critère majeur pour faire le choix.

Un puits artésien est adapté à des nappes phréatiques ou à des veines d'eau ayant un débit supérieur à 2000 litres/heure. Il doit être alimenté en permanence car sa réserve d'eau est faible.

Dans le cas de veines d'eau dont le débit est inférieur à 2000 litres par heure alors un puits busé ayant une réserve d'eau supérieure est préconisé. Une hauteur d'eau d'un mètre dans un puits busé (buse de 800 mm) équivaut à environ 600 litres d'eau.

 

Quel est mon besoin en eau ?

 

Il est important de définir au préalable les besoins en eau. Pour l'alimentation d'une maison il faut compter un minimum de 300 litres/heure, pour un jardin (4000 m2) il faut compter un potentiel de 3000 litres par JOUR pour exemples. Il faudra donc trouver un moyen d'ajuster le potentiel du nouveau puits ou forage à vos besoins.


Soit le débit du futur puits est suffisant pour assouvir votre consommation soit il faut créer une réserve.

La réserve pour un puits classique est déterminée par le nombre de mettre de la colonne d'eau présente dans le puits. En sachant que le fond du puits n'est pas exploitable du fait que la pompe ne touche pas le fond et qu'elle doit être immergée. Toute la colonne d'eau au-dessus de ces deux mètres utiles à la pompe est la réserve d'eau. Comptez 600 litres par mètre.

Pour un puits artésien la réserve est crée par une cavité qui est effectuée lors du forage par injection d'air sous haute pression. En fonction de la taille de celle-ci votre réserve sera plus ou moins conséquente.

Vous pouvez aussi dans les deux cas de figures vous faire une réserve d'eau extérieure (cuve, mare, bassin) alimentée régulièrement par le débit du forage par exemple.

 

Quelle est la nature du sol ?

 

C'est la présence de roche qui fait la différence. Les puits artésiens traversent tous types de sol alors que les tarières de puits busés ne peuvent que traverser les terres.

 

Quel est l'accés au lieu de forage ?

 

Voilà aussi souvent ce qui détermine le choix du type de puits. L'accés et la place.

 

L'appareillage pour les puits busés demandent au moins un dégagement de 2,5 m pour laisser passer le matériel. En sachant qu'il faut une place au sol pour manoeuvre ensuite (rotation de la machine) lors du creusage. De plus la réalisation d'un puits busé demande un dégagement assez grand pour entreposer la terre extraite du trou. Compter un tas de terre de 25 m2 au sol et d'une hauteur de 2 ou 3 mètres pour un puits busé de 30 mètres. Il faut donc prévoir de se faire enlever la terre ou de l'étaler. Il faut aussi voir que la hauteur de la machine est d'une dizaine de mètres donc il faut obligatoirement qu'au-dessus du futur puits tout soit dégagé (branches d'arbres, fils électrique ou téléphone, etc ...)

 

L'appareillage pour un puits de type artésien est beaucoup plus petit. On peut accéder par des passages de 80 cm !! La machine étant moins lourde et souvent sur des chenilles en caoutchouc, les dégâts occasionnés sont mineurs. C'est l'outil idéal pour faire un puits sans dommage sur votre terrain. De plus la quantité de terre extraite est mineure (quelques brouettes).

 

Quel est mon budget ?

 

Rapporté au mètre le budget pour un puits artésien est généralement moins élevé au final pour un puits artésien. Même si au début le prix annoncé est quasiment identique (environ 100 € le mètre foré et équipé en buse ou en tuyau), les surplus pour la construction d'un puits busé viennent gonfler la note finale. Par exemple, le côut d'évacuation de la terre ou le surplus au mètre lorsque la terre est très dense. Souvent les premiers mètres sont au même prix que le puits artésien mais le prix augmente ensuite en fonction de la profondeur.

 

Les avantages - les incovénients

 

Avantages puits busés : réserve d'eau importante, même avec une alimentation en eau faible

 

Inconvénients puits busés : profondeur limitée à 30 mètres, accés et encombrement lors des travaux, terre à enlever, coût final plus élevé si puits profond.

 

 

Avantages puits de type artésien :  possibilité de forage profond, facilité d'accés et de déplacement routier, pas de dégâts, pas de terre à extraire (ou très peu), coût moins élevé si puits profond.

 

Inconvénients puits de type artésien : réserve d'eau plus faible, ne correspond pas aux veines d'eau à faible débit.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 09:08

Vidéo d'un forage suite à une de mes recherches avec apparition de l'eau - résultat correct de la profondeur du puits par rapport à mes ressentis de sourcier.

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 09:50

 

Recherche-Sourcier-31-haute-garonne.jpgSourcier dans la Haute-Garonne aussi et pas que dans le Gers !

Je m'aperçois que la demande en recherche de sourcier est de plus en plus importante en Haute-Garonne. Il faut dire que la population est de plus en plus dense et que beaucoup de professionnels du forage de la région toulousaine font appels à mes services et me font confiance. C'est flatteur et encourageant.

Si je fais un point sur les communes déjà prospectées voici la liste non exhaustive (n'hésitez pas à me contacter si vous voulez connaître les coordonnées des personnes chez qui je suis allé dans ces communes et pour des renseignements sur les forages et tarifs pratiqués) :

 

 

 

 

 

Toulouse

Lardenne

Balma

Villeneuve Les Bouloc

Cadours

Léguevin

Sainte Foy De Peyrolière

Cazères

L'Union

Saint Géniès Bellevue

Rouffiac Tolosan

Pibrac

Muret

Montgiscard

Villeneuve Tolosane

Labarthe Sur Lèze

Seysses

Fonsorbes

Pujaudran

Castelnau D'estretefond

Tournefeuille

Castelmaurou

Cornebarrieu

Salvetat Saint Gilles

Mons

Seilh

Saint Orens de Gameville

Préserville

Montastruc

Saint Loup CAmmas

Montbernard

Rieumes

Grenade

Montpézat

Saint Pataléon

Bouloc

Ramonville Saint Agne

Montrabé

Réjaumont

Pourvourville

Belmont

Fronton

Bonrepos Sur Aussonnelle

Pechbonnieu

Mondonville

Bretx

Lapeyrouse Fossat

Colomiers

Plaisance Du Touch

Grisolles

Fontenilles

Launaguet

Blagnac

Bessières

Bazus

....

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 00:50

relief

 

Au lieu de critiquer sans savoir, j'ai toujours préféré expérimenter pour comprendre par moi-même, sans me faire polluer par l'avis d'autrui ou par une culture ou religion quelconque. C'est d'ailleurs ce qui m'a poussé à être sourcier.


J'ai toujours cru que viendrait enfin le jour où je pourrais abonder dans le sens de la raison qui clame haut et fort que les sourciers ne sont que de simples farfelues illuminés.

Le temps passe et les constats s'accumulent, m'éloignant de plus en plus de cette hypothétique porte de sortie.

 

Il est simple de clamer que le résultat d'un sourcier est le fruit du hasard ou de la supercherie (beaucoup s'y adonne avec brillance et cela les rassurent certainement devant cette incompréhension qui les inonde de peurs qu'ils n'arrivent pas à accepter), mais il est beaucoup plus compliqué de trouver un constat qui ne permette pas de croire au hasard dans l'apparition, lors d'un forage, d'un résultat annoncé au préalable par un sourcier.

Sans pour autant tenter de prouver quoi que ce soit je me dois tout de même de vous faire le point d'un de mes derniers constats.

Depuis mes débuts j'observe par mes ressentis que les eaux souterraines de types "veines" suivent les courbes du relief, surtout dans les contrées gersoises ou le relief est vallonné. Les profondeurs ressenties sont quasiment identiques en haut du vallon que dans le bas fond. Je m'explique cela par le fait que l'eau circule dans une couche géologique qui a subi les mêmes contraintes mécaniques que l'ensemble des couches et qui a donc été contrainte de se déformer de la même sorte. Si vous tortillez un tuyau d'arrosage dans tous les sens et que vous faîtes couler l'eau, celle-ci poussée par la pression et aidée par les phénomènes de cyphon va monter et descendre dans le tuyau. Il en va de même pour l'eau dans les veines souterraines.


Pour autant je n'avais jamais eu l'opportunité de vraiment le vérifier sur le terrain. Il est toujours troublant de se trouver sur un flanc de colline et d'annoncer à un client que l'eau remonte vers le sommet ....
Mais la semaine dernière j'ai eu la chance de voir cette eau apparaître dans ses premiers instants à l'air libre lors d'une creusage de puits busé et de constater son sens d'écoulement ... et la voir remonter en direction du sommet. Certes cet instant est bref car l'eau redescend aussi par gravité et donc apparaît aussi à l'opposé de là où elle arrivait. Mais dans les premiers moments d'apparition de l'eau j'ai bien constaté que l'eau jaillissait nettement plus du côté bas de la pente. Elle remontait du bas fond alors que la pente était abrupte.

Pour couronner le tout j'ai aussi pu constater grâce à un tracé au sol effectué au préalable avec une bombe de peinture que le centre de la veine d'eau ressentie était exactement aligné avec l'axe d'apparition de l'eau (Ce constat a été aussi vérifié lors de superpositions de veines où l'on retrouve le même phénomène d'entrée et de sortie de veine dans les sens annoncés du croisement).

Le fait est que plus je pratique et plus je constate que je ne pourrai jamais croire que les ressentis d'un sourcier sont issus de son imagination.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:42
solution cuve pluvial et forage
Voilà une excellente alternative qui est de stocker dans le même réservoir, les eaux pluviales (récupération toitures) et les eaux de pompage d'un puits de type artésien.

Lors du dernier forage en date le client a fort judicieusement cumulé les deux dans la même cuve enterrée (2500 litres). En priorité il utilisera les eaux pluviales et ensuite en fonction du niveau il ajustera avec les eaux issues du forage de type artésien.

Il est préférable d'avoir une réserve d'eau extérieure ou enterrée lorsque le débit de la veine d'eau qui alimente le forage n'est pas assez important pour alimenter en continu la pompe immergée. 

Sur les photos ci-dessous le client a donc voulu utiliser la cuve enterrée pluviale (que l'on ne voit pas mais qui est juste à proximité du forage).

Lors de ma prospection l'idée était donc de trouver une présence d'eau souterraine au plus près de cette cuve. J'avais détecté une veine qui pouvait correspondre au besoin à 12 mètres de profondeur. Le débit n'était pas suffisant pour un pompage permanent mais grâce à un pompage programmé en fonction du remplissage du forage, la cuve servirait de tampon. 

Sur les photos et vidéos ci-dessous l'eau a été trouvée vers 14 mètres, 1 heure après le forage terminé la pompe immergée qui sert à nettoyer les premières eaux boueuses a extrait environ 500 litres en 5 minutes puis s'est arrêtée.
Il suffit donc de mettre un programmateur qui active la pompe quelques minutes toutes les heures pour remplir assez vite la cuve de réserve. 

eaux boueuses découverte veine d'eau
Apparition de l'eau


Forages-de-Type-Artesien 8920
mise en place tuyau forage
Mise en place tuyau
mise en place tuyau forage

mise en place du tuyau et des graviers

 

préparation pompe avant descente dans forage
Préparation pompage des eaux boueuses
pompe nettoyage descendue dans forage
nettoyage du forage
Premières eaux pompées
regard de forage
forage terminé



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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 21:38

 

grand sud forage bruguieres

J'ai pu me libérer pour assister à un des forages suite à mes recherches. L'eau est apparue en grande quantité (mesurée à plus de 3,5 m3/h) à une profondeur de 29 mètres comme prévue.

 

Voici une vidéo prise quelques instants après la découverte de l'eau.

 

 

 


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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 19:40

 

grand sud forage miremont

Un beau forage aujourd'hui encore, les profondeurs annoncées étaient exactes avec une nappe à 5 mètres et une veine à 10 mètres.

Les deux types de présences d'eau ont été trouvées dans de la terre + gravier pour la nappe et dans du sable pour la veine. (voir photo ci-dessous)

sable-veine-d-eau-puits.jpg

Le forage s'est très bien passé et le client était ravi de la prestation de Grand Sud Forages que je remercie pour les échanges techniques qui me sont fort utiles au quotidien lors de mes recherches. 

J'ai eu droit aussi à de chaleureux remerciements de la part du client qui était aux anges d'avoir un débit supérieur à 6000 litres / heures (!!) pour un forage uniquement de 12 mètres de profondeur.

Ce forage aurait pu être une catastrophe car une des veines du terrain se situant en-dessous de la nappe était sèche, ce qui aurait syphonné la nappe (et les puits voisins) si le forage avait été effectué au mauvais endroit. Mais cette veine était riche en eau, donc mission réussie.

 

En extra une vidéo de l'arrivée d'eau.

 

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 19:34

forage puits busé entreprise Biasini Launaguet

L'année aura commencé sur les chapeaux de roues ! Premier creusage de l'année et un 20/20 au niveau de la profondeur et du débit. Annoncée à 18 mètres elle a coulé juste avant 19 mètres ! Le débit était apparement de 1000 litres / heure comme annoncé.

J'ai fait la connaissance de l'entreprise Biasini de Launaguet qui normalement ne fait pas appel aux sourciers suite à des expériences passées. Aujourd'hui il était tout aussi impressionné que les voisins du client, surpris de voir l'eau compte-tenu que de nombreux forages ont été secs sur les terrains alentours. Il est vrai qu'il y a pas mal de veines sèches dans le secteur.

Voilà Bonne Année à tous !

forage puits entreprise Biasini Launaguet

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:51

eau qui jaillit forage puits artésien

Aujourd'hui le forage était censé donner juste de quoi alimenter une réserve en eau pendant 5 minutes toutes les heures. Il en a été autrement car le débit du forage était supérieur à 2400 litres/heure. Le client pourra donc se passer d'une cuve de réserve et alimenter directement un ballon vessie.

Pour la profondeur j'avais annoncé 10 mètres et l'eau est vraiment apparue à 11,50 mètres. Je considère que c'est satisfaisant, surtout que la veine de sable est présente à partir de 10 mètres. Le niveau de l'eau n'est pas au plus haut en cette période.

 

Préparation du chantier

preparation-forage-puits-artesien-.jpg

Comme à son habitude la société Grand Sud Forage fait en sorte de préparer la protection du sol et des appareillages environnants (ici l'aérotherme de la maison).

Ce qui se justifie à la vue de cette vidéo où l'on peut m'entendre m'étonner du débit.

Encore un bon forage. C'était le dernier de l'année et celle-ci se termine donc sur une note très positive.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 11:53

Forage puisatier ponstp

Il existe plusieurs types de présences d'eau souterraine. Les deux plus classiques sont les nappes d'eau stagnantes et les veines d'eau.

Aujourd'hui le forage effectué profitait des deux types de présences.

 

Nappe de surface 

Comme prévu une nappe d'eau a été atteinte à 10 mètres de profondeur. Cette nappe d'eau est issue d'une ancienne nappe alluviale qui aujourd'hui récolte les eaux d'infiltrations. Ce genre de nappe est constitué de petits galets, vestiges de l'érosion du lit d'une rivière et l'eau peut y circuler plus vite car souvent non freinée. C'est l'avantage d'une nappe, on peut remplir le puits assez rapidement mais l'inconvénient est que cette eau est stagnante et on ne peut parier sur la continuité de l'arrivée d'eau. On assèche en fait localement la nappe et on reste donc assujetti au risque de pénurie d'eau lors de grosse périodes de sécheresse surtout si plusieurs puits puisent dans la même nappe. Un autre avantage de la nappe c'est que l'on peut positionner le puits un peu où on le souhaite compte-tenu que la présence d'eau est souvent étalée sur une grande partie du terrain, ceci à la même profondeur. Il est remarqué que les nappes sont sur des plateaux ou dans des vallées, je n'ai jamais encore croisé ce genre de présence d'eau dans une forte pente, ce qui reste relativement logique.

 

Veine d'eau

En-dessous de la nappe qui faisait 1 à 2 mètres d'épaisseur une couche de sable gris a été trouvée. Ce sable était gorgée d'eau en mouvement. L'eau circule moins rapidement dans le sable mais est plus sous pression. Cette eau n'est pas locale et vient souvent de massifs plus en altitude ce qui crée une pression. De ce fait l'eau aura tendance à remonter plus haut dans le puits. Ce genre de présence d'eau est donc une veine d'eau. Elle a une largeur bien définie et ne se trouve souvent que sur quelques mètres. L'eau n'étant pas locale elle sera moins suceptible d'être assujetti à la pluviométrie. Pour le creusage d'un puits les anciens privilégiaient toujours le positionnement sur une veine ou, encore mieux, sur la superposition de deux veines. Lors du creusage il s'arrêtaient à la présence qui leur convenait. Donc on peut trouver d'anciens puits positionnés sur des veines sans pour autant avoir atteint la veine inférieure. J'ai même remarqué des puits où une nappe en surface avait suffit. Dès lors le puits a été positionné à un endroit pour "rien", puisque la nappe de surface est bien souvent partout sur le terrain. Cela aurait servi de secours si la nappe avait été assèchée, ils auraient pu aller chercher l'eau des veines et n'auraient pas creusé le début du puits pour rien.

 

En conclusion les veines d'eau sont les plus adaptées à répondre au besoin d'approvisionnement en eau, cependant une nappe de surface peut très bien compléter. 

Attention au risque de trouver une veine ou une nappe sèche. Si tel est le cas il y a une communication entre la présence en eau et la prèsence sèche et il se peut que l'hydrologie du secteur soit chamboulée (puits du voisin qui s'assèche par exemple ...). D'où l'intérêt de bien analyser en amont si les présences sont saturées en eau ou pas, chose très subtile pour le sourcier.


 


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