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7400 km de cours d'eau, le département dispose d'un réseau hydrographique particulièrement dense, dû au sol argileux et imperméable.

Les rivières du département se partagent en deux grands bassins hydrographiques : le bassin de l'Adour, à l'ouest,le bassin de la Garonne, à l'est, qui draine 77% du territoire par l'intermédiaire des "rivières gasconnes"
qui draine 23% du département, avec le fleuve, l'Arros et le Bouès, et plus à l'aval le Midou et la Douze,



Une orientation générale sud-nord du réseau, avec des rivières drainant des bassins très effilés et des affluents latéraux nombreux mais très courts,

L'origine commune de ces rivières, qui, exceptée l'Adour sont issues du plateau de Lannemezan, à quelques dizaines de kilomètres en amont du département, 

Un régime de plaine, avec de hautes eaux d'hiver et des étiages accusés dès l'approche de l'été, 

Des extrêmes contrastés, conséquence de l'imper-méabilité des sols de molasse qui favorise le ruissellement, et la faiblesse des nappes alluviales qui ne peuvent jouer un rôle tampon ; ainsi, les épisodes pluvieux hivernaux peuvent se traduire par des crues brutales et dévastatrices.


Ressources en eaux souterraines

Le département du Gers dispose d'une géologie relativement simple : les molasses de l'Armagnac, dépôts détritiques pyrénéens, tapissent la plus grande partie du territoire, creusées de façon longitudinales par de petites vallées alluviales. Au dessous, les nappes profondes sont peu accessibles en raison de leur profondeur. Seuls les sables situés directement sous la molasse sont plus ou moins exploitables.

 


Les molasses de l'Armagnac

De l'époque miocène, elles sont organisées en épaisses couches argileuses, recouvrent la plus grande partie du département. Elles sont considérées comme imperméables. Elles renferment par endroit des bancs de calcaires lacustres karstifiés, qui constituent de petites formations aquifères ou nappes perchées, à l'origine de quelques sources à débit très faible à l'étiage.

Ces aquifères sont découverts au hasard des recherches et il est probable qu'un grand nombre reste encore inconnu. L'ensemble de ces nappes piégées dans la molasse porte parfois le nom d'aquifère intra-molassique.

Nappes profondes : peu accessibles

Protégées par l'épaisse couche de molasse, elles se superposent entre 200 et plus de 2000 mètres de profondeur.

Le seul aquifère profond réellement exploitable est la nappe infra molassique, située directement sous la molasse. A ce niveau en effet, se trouve une couche, plus ou moins épaisse et plus ou moins profonde, de sables datant de l'éocène à travers laquelle l'eau peut circuler.

Plus épaisse à l'ouest et s'étiolant vers l'est, dans le département du Gers l'épaisseur des sables varie de 10 à 90 m. L'aquifère est accessible par des forages de 200 à 1000 m. Les différences de profondeur auxquelles on rencontre cette nappe sont dues à des plissures (sous formes d'anticlinaux et de rides) des roches plus profondes et plus anciennes (crétacé et jurassique principalement) qui repoussent vers le haut les sables de l'éocène qui se retrouvent donc plus proches de la surface du sol.

La nappe infra molassique fournit des débits élevés pouvant aller jusqu'à 500 m3/h.

Sa profondeur et la bonne qualité de son eau la réserve aux besoins en eau potable, et exceptionnellement à la géothermie. Cette nappe est affectée à l'ouest par deux importants stockages de gaz naturels à Lussagnet et Izaute, qui perturbent sa piézométrie dans un rayon de 50 km.

Le crétacé inférieur constitue un réservoir potentiellement intéressant : aquifère d'eau douce à une profondeur de 1000 à 2000 m ; au delà des 2000 m, on y trouve des eaux plutôt salines.

Ces informations ont été tirées du site : http://www.gers.pref.gouv.fr


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