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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 00:57

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Cela semble être une réalité pour les sourciers et une légende pour certains foreurs. Deux mondes, deux philosophies s’affrontent.


Les sourciers recherchent ces fameux écoulements d’eau souterrains que l’on nommait « Vouivres » autrefois. Les vieilles croyances prêtaient à croire que les chercheurs d’eau ressentaient cette bête mythique, tel un énorme serpent, circulant sous terre. Il donnait déjà lieu à quelques constatations toujours actuelles mais qui sont de nos jours attribuées par les sourciers à la circulation de veines d’eaux souterraines.


Aujourd’hui, pour beaucoup de foreurs, ce ne sont pas des veines mais tout simplement des nappes. Leur persuasion que cette eau est présente partout est tenace. Alors que je suis persuadé qu’à quelques mètres de là il n’y aurait pas eu apparition de l’eau à la même profondeur.

 

Une veine d’eau a des caractéristiques bien particulières, on peut la reconnaître lors d’un forage. L’exemple de cette semaine lors d’un forage à 17 mètres dévoile les particularités typiques de ce passage d’eau.

Seul bémol pour celle-là, je m’attendais à la voir apparaître et présente à une profondeur comprise entre 10 et 12 mètres, elle est apparue être présente entre 15 et 17 mètres … (soit tout de même une épaisseur identique de 2 mètres). Une mise au point sur mon calibrage des profondeurs est à ajuster … Mais là n’est pas le sujet.

 

Cette eau circule dans un sable sur une épaisseur de quelques mètres (2 mètres dans le cas du forage en photo), cette couche de sable est située entre deux types de terre.
Le premier type est une terre souvent compacte et sèche qui est rarement atteinte par les infiltrations d’eau. On compare souvent cette couche dans nos contrées à une sorte de roche de calcaire très compacte. La particularité de cette terre prête à prouver que l’eau que l’on va découvrir en-dessous n’est pas une eau d’infiltration locale.
Ensuite on atteint en quelques centimètres, du sable plutôt clair (lié à la terre précédente) et humide. Enfin l’eau jaillit depuis un sable beaucoup plus grossier et souvent de couleur plus foncée.
C’est dans ce sable que l’eau est sous pression par la poussée de l’écoulement de l’eau. Dans ces premiers instants d’écoulements on peut se faire une idée du potentiel de la veine. Si l’eau s’écoule de toutes parts c’est que déjà on est plutôt au centre … (ouf) et que la pression est forte (1400 litres d'eau présents dans le puits en moins d'une heure sur ce forage).
Si l’on observe aux premiers instants l’arrivée de l’eau on arrive alors à voir la direction. Il est dur alors de voir le sens d'écoulement car l’eau à tendance à revenir en arrière à cause de la dépression occasionnée par le forage. Mais parfois on peut valider l'axe d'écoulement (ce qui a été le cas sur ce forage). Cela permet de vérifier les dires du sourcier.

En continuant le forage on traverse ce sable saturé en eau et on atteint un autre type de terre, très compacte, très imperméable. C’est sur cette couche que repose et circule l’eau. C’est dans cette terre que l’on creuse la réserve d’eau.

 

Nous avons eu sur ce forage toutes les caractéristiques d’une veine d’eau.

-          Terre supérieure sèche et dure (ne permettant pas de croire à l’alimentation de la nappe phréatique à cet endroit)

-          Apparition soudaine de sable avec présence d’eau sur quelques mètres

-          Présence d’une couche inférieure étanche et profonde.

 

Par définition la nappe phréatique classique est l'accumulation de l'eau suite aux infiltrations. Ce qui est découvert lors de ce forage n’est pas une infiltration locale, cette eau vient d'ailleurs. Je reste donc persuadé que cette eau est un écoulement ayant un sens de circulation sur une largeur précise.

Le problème est que lorsqu’un foreur non convaincu de l’existence de ce type d'écoulements tombe sur ce cas, il pense à une nappe et lorsqu’il tombe sur rien, il pense que cette nappe est plus bas. Pourtant il est probable qu’en forant au hasard il peut passer à quelques mètres d’une source en eau, telle une veine …

 

Sur ces photos l’on remarque bien la différence entre la terre de surface dure et sèche (marron clair en partie basse du tas) et le sable (gris) de la veine d’eau.

 

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Published by Laurent Cassé - dans Sourcellerie
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commentaires

abbes belarbi 13/07/2010 03:05



besoin de conseils


moi j'ai creusé un puit de 18mètres j'ai obtenu un débit d'environs 400litres / 24h,le'au qui sortait c'etait du fond,l'année dernière j'ai encore rajouté 02 metres le résultat obtenu l:le débit
a augmenté d'environs a peine càd 600 ou 700l / 24h,et l'eau sortait tjrs du bas .la constitution du sol : roche friable bleu.


les questions que je  me pose: du moment que l'eau sort tjrs du bas ça veut dire qu'il y a présence d'une forte source qui reste tjrs plus bas ? est ce que jesuis trjs loin de la nappe
phriatique? faut il rajouter qqs metres ou arreter ?



Laurent Cassé 18/07/2010 16:48



Là est la question ....


Il me faudrait une photo de votre puits avec un recul de quelques mètres.


Après analyse je vous donnerai mon avis.


Envoyez-moi la photo à mon adresse mail : casse.laurent@gmail.com