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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 11:53

Forage puisatier ponstp

Il existe plusieurs types de présences d'eau souterraine. Les deux plus classiques sont les nappes d'eau stagnantes et les veines d'eau.

Aujourd'hui le forage effectué profitait des deux types de présences.

 

Nappe de surface 

Comme prévu une nappe d'eau a été atteinte à 10 mètres de profondeur. Cette nappe d'eau est issue d'une ancienne nappe alluviale qui aujourd'hui récolte les eaux d'infiltrations. Ce genre de nappe est constitué de petits galets, vestiges de l'érosion du lit d'une rivière et l'eau peut y circuler plus vite car souvent non freinée. C'est l'avantage d'une nappe, on peut remplir le puits assez rapidement mais l'inconvénient est que cette eau est stagnante et on ne peut parier sur la continuité de l'arrivée d'eau. On assèche en fait localement la nappe et on reste donc assujetti au risque de pénurie d'eau lors de grosse périodes de sécheresse surtout si plusieurs puits puisent dans la même nappe. Un autre avantage de la nappe c'est que l'on peut positionner le puits un peu où on le souhaite compte-tenu que la présence d'eau est souvent étalée sur une grande partie du terrain, ceci à la même profondeur. Il est remarqué que les nappes sont sur des plateaux ou dans des vallées, je n'ai jamais encore croisé ce genre de présence d'eau dans une forte pente, ce qui reste relativement logique.

 

Veine d'eau

En-dessous de la nappe qui faisait 1 à 2 mètres d'épaisseur une couche de sable gris a été trouvée. Ce sable était gorgée d'eau en mouvement. L'eau circule moins rapidement dans le sable mais est plus sous pression. Cette eau n'est pas locale et vient souvent de massifs plus en altitude ce qui crée une pression. De ce fait l'eau aura tendance à remonter plus haut dans le puits. Ce genre de présence d'eau est donc une veine d'eau. Elle a une largeur bien définie et ne se trouve souvent que sur quelques mètres. L'eau n'étant pas locale elle sera moins suceptible d'être assujetti à la pluviométrie. Pour le creusage d'un puits les anciens privilégiaient toujours le positionnement sur une veine ou, encore mieux, sur la superposition de deux veines. Lors du creusage il s'arrêtaient à la présence qui leur convenait. Donc on peut trouver d'anciens puits positionnés sur des veines sans pour autant avoir atteint la veine inférieure. J'ai même remarqué des puits où une nappe en surface avait suffit. Dès lors le puits a été positionné à un endroit pour "rien", puisque la nappe de surface est bien souvent partout sur le terrain. Cela aurait servi de secours si la nappe avait été assèchée, ils auraient pu aller chercher l'eau des veines et n'auraient pas creusé le début du puits pour rien.

 

En conclusion les veines d'eau sont les plus adaptées à répondre au besoin d'approvisionnement en eau, cependant une nappe de surface peut très bien compléter. 

Attention au risque de trouver une veine ou une nappe sèche. Si tel est le cas il y a une communication entre la présence en eau et la prèsence sèche et il se peut que l'hydrologie du secteur soit chamboulée (puits du voisin qui s'assèche par exemple ...). D'où l'intérêt de bien analyser en amont si les présences sont saturées en eau ou pas, chose très subtile pour le sourcier.


 


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Published by Laurent Cassé - dans Sourcellerie
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