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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 00:30

 bassin

 

Voilà un sujet qui fait débat. Creuser un puits, puiser de l’eau dans les ressources, n’est à priori pas écologique.

Effectivement, si on regarde au premier abord, la démarche n’est pas en faveur de l’équilibre naturel et l’action de pomper de l’eau en profondeur tend à déséquilibrer le milieu, provoquant un abaissement des nappes et modifiant le niveau des cours d’eau. De ce fait les périodes d’étiages sont d’autant plus sévères.

 

Voilà ce qu’il en est pour l’impact immédiat. Fait qui a souvent limité ma motivation aux forages. Mais je m’aperçois avec du recul qu’il y a d’autres effets secondaires, beaucoup plus positifs que le premier effet direct.

 

En effet, creuser un puits est un enchevêtrement de prises de décisions qui obligent certaines prises de conscience.

 

Au début l’idée est simple : « vouloir de l’eau sans compter ».

Donc on recherche à faire un puits, pour cela de nos jours il n’existe pas d’autres moyens (à part le hasard) que de faire appel à un sourcier pour déterminer le meilleur positionnement du futur forage.

Là commence alors un questionnement ; que fait ce sourcier ? A quoi est-il relié ? Comment cela fonctionne ? Pour ma part la première fois que j’ai vu un sourcier œuvrer cela a été pour moi un déclencheur qui a provoqué tout un chamboulement dans mon approche des connaissances actuelles, des valeurs de la vie, etc.

 

Vous me direz que ce n’est que mon exemple et que pour autant tout le monde ne va pas plonger tête la première dans la remise en cause de nos connaissances actuelles sur les énergies ambiantes et la force de l’esprit…. Mais détrompez-vous, je suis surpris du nombre de gens étonnés prenant conscience de leur ignorance face à ces pratiques ésotériques anciennes. Qui sait ce que cela va pouvoir engendrer par la suite dans leur vision de la vie et dans leur gestion des priorités ?

 

Mais là n’est pas encore le facteur le plus positif de la démarche de forage d’un puits. Le plus intéressant est l’échange qui s’établi entre le propriétaire du terrain et le sourcier sur le fonctionnement des veines d’eau et l’approvisionnement des nappes. Je passe souvent un bon moment à expliquer d’où vient cette eau, où elle va, à quoi elle sert et surtout la nécessité de ne pas la polluer plus.

Les gens sont surpris d’apprendre que tous les puits sont pollués, que leur eau ne sera jamais aussi potable que l’eau de ville. Il y a une prise de conscience alors de la problématique des produits chimiques agricoles ou autres pollutions liées au milieu industriel environnant. Je décourage les gens à envoyer le pluvial de leur toit dans le puits. L’eau qui tombe du ciel et qui circule sur nos terrains est chargée de polluants en tous genres. L’eau souterraine est déjà assez polluée.

 

Je me refuse à faire des recherches d’eau pour l’arrosage d’un golf par exemple ou d’une exploitation agricole industrielle qui vont ponctionner des volumes d’eau énormes pour une utilisation qui n’engendrera qu’un déséquilibre du milieu naturel encore plus important et qui n’apportera rien de positif localement.

 

Travailler pour un paysan ou un maraîcher qui se lancent dans la culture biologique, est par contre plus motivant.

 

Le BIO ne doit pas être abordé comme une culture uniquement faîte pour le bien être de notre corps par une alimentation dépourvue de produits chimiques, mais doit être abordé comme une action permettant au milieu naturel de retrouver un certain équilibre comme le retour des insectes par exemple, ou le retour des engrais naturels fournis par un élevage local qui s’alimente des produits présents sur site. Le puits dans cette chaîne est alors primordial à l’autonomie et à la logique du système. Au contraire il va donner la vie à certains secteurs dépourvus d’eau, enclenchant ainsi (pour le cas d’une culture biologique) le retour de la vie (haies, insectes, oiseaux, humus !!, etc …)

 

Un puits peut donc être écologique à condition qu’il y ait une prise de conscience. L’eau prélevée dans ce cas manquera en aval certes, mais aura été employée à bon escient.

 

Pour les particuliers qui veulent arroser leur jardin c’est la même chose, si cette prise de conscience a lieu et que le produits chimiques sont alors bannis, il vaut mieux dans ce cas une concentration de maisons individuelles plutôt qu’un grand champ de plusieurs dizaines d’hectares, stérile, sans vie, polluée et polluant par l’historique années après années du déversement des engrais et autres substances chimiques qui ont anéanti l’équilibre présent.

 

Creuser un puits n’est pas écologique, par contre il peut enclencher un résultat positif pour son environnement ambiant.

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Published by Laurent Cassé - dans Sourcellerie
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