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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 00:39

 Sans titre

 

« Autrefois il alimentait tout le secteur », mais aujourd’hui il est sec …

Voilà des situations malheureusement assez classiques. Des puits qui avaient, même en plein été, toujours été constants, la réputation de leur source étaient connue par les anciens du village et on la croyait inaltérable…

 

Mais où est partie cette eau ? (non, ce n’est pas toujours la faute de Manon)

 

Deux cas de figures.

 

L’abaissement des niveaux d’eau.

 

Il est reconnu par la plupart des puisatiers que le niveau des nappes phréatiques est de plus en plus bas chaque année. Qu’il faut descendre de plus en plus pour les atteindre. Un puits alimenté par une veine est donc aussi impacté par cette baisse des quantités d’eau disponibles. Si on apparente les veines d’eau à des tuyauteries qui alimentent ces nappes, il faut alors imager que le débit est plus faible, moins d’eau circule. De ce fait l’eau s’écoule en partie basse de la veine d’eau.

 

Les anciens puits ne sont pas des puits transperçant la totalité de la veine d’eau. A l’époque il n’était pas possible de descendre dans cette eau qui arrivait, on avait beau essayer de l’assécher, le débit de l’eau empêchait les puisatiers de continuer à creuser. Ils se contentaient donc de rester à la surface de la veine d’eau. L’eau remontait du fait de la pression dans la veine et cela suffisait à contenter les utilisateurs. Les quantités retirées n’étaient pas importantes par rapport à ce qu’on demande aujourd’hui à un puits avec tout notre attirail technologique.

 

Les puisatiers d’Antan, pour augmenter leur possibilité de descendre au plus profond de la veine pour accéder au centre de celle-ci, avaient une technique que j’ai remarquée sur tous les vieux puits. Les puits ne sont pas creusés au centre de la veine d’eau mais sur un bord de celle-ci, laissant le centre en coin de l’ouvrage du puits. De ce fait, ils accédaient à la veine d’eau par un côté ce qui limitait le débit, la pression et permettait de pouvoir descendre plus profond. Une fois les mêmes problèmes d’arrivées massives d’eau rencontrés ils ne restaient qu’à finaliser le travail en creusant cette fois-ci latéralement du plus que l’on pouvait pour accéder au centre de la veine.

 

Le problème est que de nos jours les niveaux d’eau dans les veines ont baissé dans certains secteurs (surtout les veines aux alentours de 10 mètres de profondeur, ce qui est la profondeur de la majeure partie des puits anciens de nos campagnes). L’eau n’atteint plus la partie creusée du puits et passe en-dessous. De plus, avec le temps les puits se sont envasés et ont été souillés d’une multitude de débris.

 

Dans ce cas de figure un bon curage peu faire l’affaire, pour autant que l’eau circule encore sous l’édifice…

 

Et c’est bien le second cas de figure ;

 

Un puits bien curé et l’eau ne remonte toujours pas. Faut-il le curer encore plus, l’approfondir pour arriver à l’eau ? Peut-être. C’est là toute la question que l’on me pose dans ce cas.

 

Dernièrement je me suis rendu sur un puits sec, qui pourtant, Jadis, était reconnu comme un bon puits.

Prenant mes baguettes j’essaie de faire abstraction de la présence du puits et je me mets en quête d’eau souterraine. Rien. Il n’y aurait pas eu le puits pour me faire mentir, j’aurai conclu que l’endroit n’était pas approprié. Pourtant, rien...

Je cherche un peu plus loin et je trouve une veine d’eau que je suis alors et je tombe ainsi sur le deuxième puits du terrain. Celui-ci est sec aussi, mais pourtant le ressenti de l’eau m’a conduit jusqu’à lui.

 

Je reviens au premier puits sec. En changeant ma convention mentale et laissant de côté l’idée de l’eau présente en ce moment, je trouve désormais un ressenti qui me mène aussi droit sur celui-ci. Je ressens donc une veine d’eau, mais sèche.

 

Un des puits est dans le premier cas de figure cité plus haut, où il suffirait de l’approfondir un peu pour accéder à cette eau encore présente mais en partie basse. Tandis que le premier puits sec est dans un cas de figure de veine asséchée.

 

Pourquoi ?

 

Ce deuxième cas de figure est lié souvent à une déviation du cours d’eau, mouvement géologique ou, ce qui est souvent le cas, travaux publics avec des terrassements pouvant aller à plus de 10 mètres de profondeurs. Les veines sont ainsi tranchées et l’eau s’échappe ailleurs ou est tout simplement colmatée.

 

En suivant la direction du premier puits sec je me suis aperçu que ça filait tout droit vers une deux fois deux voies routières coupant les vallons gersois. Autant dire que si la veine d’eau passait par là elle a dû prendre un coup de godet de pelle mécanique.

 

Il est toujours intéressant de retracer le vécu de ces puits qui ne donnent plus autant qu’auparavant. Les analyser permet de se faire une opinion quant au choix de les faire curer, de les approfondir ou d’en faire d’autres ailleurs. Tout l’art du sourcier est donc nécessaire pour cette prise de décision.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Laurent Cassé - dans Sourcellerie
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commentaires

longuepee 08/06/2010 04:18



Suite a notre communication telephonique du 07 06 . Apres reflexion je ne donnerais pas suite a mon projet .Excusezmoi pour le derengement Cordialement  Monsieur LONGUEPEE